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Quelles technologies pour propulser le développement de l'Afrique?

Les pays africains doivent se concentrer sur les nouvelles technologies et sursauter les phases de développement

Dit George Brashnarov, le Président de BASSCOM, l'Association bulgare des principales sociétés éditeurs de logiciel.

Quelle est la situation récente de l'industrie bulgare de logiciel et la stratégie de l'association après la crise ?

La situation générale dans le secteur logiciel en Bulgarie est stable avec des tendances positives. En fait, nous restons positifs depuis le début de la crise en 2008-2009, car l'édition de logiciel est l'un du petit nombre des secteurs qui ont montré une croissance de chiffre d'affaires dans ces temps difficiles. Ce n'était pas l'augmentation de deux chiffres comme les années précédentes, mais une croissance des plus grands revenus de 8-9 % a été découverte par l'enquête annuelle, réalisée par l'association. Ainsi, au cours de ces années, nous avons également vu la tendance d'augmentation des ventes à l'export par rapport au marché local. Il est correct de dire qu'en 2008, il y avait un ratio égal de l'export par rapport au marché local, mais actuellement nous constatons que les éditeurs de logiciels exportent près de 80% de leur production et seulement 20% restent dans le pays. Bien sûr, l'un de nos objectifs est de continuer à croître de façon stable et ferme, augmentant non seulement le total des revenus, mais aussi nos ressources humaines - le processus d'embauche ne s'arrête jamais. Retournant sur cette période 2009-2013, nous allons voir que si le chiffre d'affaires a augmenté de 8-9 %, les ressources humaines ont agrandis de 20 %. La conclusion est que les entreprises embauchent plus de personnes qu'elles peuvent assurer par le chiffre d'affaires. Et c'est là que vient le défi - nous pouvons obtenir plus d'affaires que nous pouvons travailler actuellement. C'est la raison pour laquelle l'association de nos entreprises a changé son focus. Au début, l'association était plus orientée vers le marketing et nous aidions nos entreprises d'être plus visibles à notre marché, en Europe, USA, Japon, Moyen-Orient, à faire du marketing plus efficace dans le monde entier. Les cinq dernières années, nous avons vu que les entreprises de l'association sont devenues assez mûres et elles peuvent faire leur marketing eux-mêmes. Alors maintenant, nous nous concentrons sur la formation, l'éducation, l'approvisionnement de l'industrie avec de nouveaux talents, ce qui va de pair avec le travail étroit avec les universités et les écoles secondaires. Ensemble avec l'éducation, nous mettons également des efforts pour développer l'entrepreneuriat et la mentalité d'innovation. Pour résoudre les problèmes de manque de talents, nous utilisons ceux qui existent d'une manière plus efficace et c'est encore l'innovation, avec une forte valeur ajoutée. C'est la voie que les entreprises développent dans notre travail.

Quelle est la nouvelle stratégie de l'association dans cette situation?

Le dernier développement mène à la différence entre la stratégie de Y2005 et les 10 prochaines années, lorsque les éditeurs de logiciels ont été plus orientés vers la délocalisation, l'externalisation, la gestion des personnes et l'exécution de projets pour des entreprises situées en Europe occidentale. Aujourd'hui, l'industrie du logiciel n'abandonne pas les services de développement de logiciels, bien sûr, mais il concentre ses ressources sur des projets innovants utilisant les benefices de l'expérience, les processus internes, l'organisation, le marché. Les éditeurs de logiciels ont commencé à produire leurs propres produits, non seulement des services. C'est la différence des stratégies des dernières années et les années précédentes.

Quelle est votre vision de travailler en Afrique ?

Malheureusement , nous n'avons pas une vision claire de ce qui se passe en Afrique. C'est une sorte de tache blanche sur la carte. Basé sur nos données, 80% de nos partenaires sont situés en Europe occidentale et aux États-Unis. Nous regardons d'une manière plus aggressive vers le Moyen-Orient et l'Extrême-Orient en commençant à établir des partenariats, des contrats et des relations avec des pays comme Singapour, la Chine et le Japon. Nous avons également commencé à s'impliquer dans plusieurs projets par certaines de leurs entreprises qui ont un intérêt stratégique en Afrique. En fait, l'union de la puissance des grandes sociétés chinoises avec notre expertise dans les technologies de niche rend les activitées intéressantes et prometteuses pour les deux parties. Bien sûr, nous préférons travailler directement avec les entreprises et les pays africains, mais cela ne s'est pas passé jusqu'à présent. Il dépend aussi des activités des représentants locaux. Il y a quelques années, il y avait un ambassadeur très actif de la République d'Afrique du Sud, qui a fait beaucoup pour l'organisation de différents événements en Bulgarie pour les entreprises sud-africaines. Et c'était un bon pas, car chaque fois qu'il y a un représentant, c'est assez facile de travailler au niveau d'association ou d'entreprise, de devenir plus visible. Malheureusement, nos représentants ne sont pas si actifs. Je sais personnellement qu'il existe de différentes sociétés bulgares avec de petits projets en Afrique du Sud comme Fadata avec leur solution d'assurance, qui travaille dans certaines sociétés africaines. Notre société - Nemetschek Bulgarie a aussi une solution de gestion des installations, qui est maintenant présentée au Nigeria et au Kenya. Je crois que l'Afrique est l'avenir, mais pour le moment ce n'est pas la première ligne de priorité. Et certainement, nous devons, tout d'abord, trouver la bonne manière d'approcher des partenaires en Afrique, de faire une recherche, de planifier des activités plus efficaces pour la pénétration au marché et, par conséquant, de devenir plus visible. Les entreprises africaines pourraient également utiliser très bien les positions bulgares pour se présenter sur le marché européen et américain. Nous pourrions jouer un rôle de pont entre les deux mondes, parce que nous sommes déjà le point de liaison.

Comment voyez-vous l'avenir de l'Afrique ?

Il est clair que tout sera connecté avec l'informatique. Le secteur de l'informatique est devenu si important, surtout pour les pays jeunes et moin riches. Ces technologies peuvent les aider à sauter par-dessus quelques phases de leur développement économique. Tout comme la Finlande a fait. C'était l'un des pays européens au plus faible développement, il y a 30 ans, qui n'avait même pas un réseau de ligne téléphonique fixe, en raison de facteurs géographiques et climatiques. Mais ensuite, ils ont sursauté cette phase et ils ont développé la communication mobile avec Nokia. Ce mouvement a accéléré Finlande au top 5 des pays les plus développés en Europe pour le moment. Et c'est quelque chose comme celà qui pourrait également se produire en Afrique.
Les technologies de l'information sont tout simplement partout et ils peuvent donner à ces pays l'élément de l'innovation nécessaire pour aider leur développement économique sans courir le long des cycles de développement classiques de l'industrie, un par un. Ils n'ont tout simplement pas le temps et je pense qu'ils n'ont pas besoin d'aller par cette voie. La révolution industrielle classique en Europe était le dernier siècle. Le nouveau siècle est le siècle des technologies de l'information et ce que les pays africains doivent faire est de se concentrer sur la manière dont ils pourraient les utiliser le mieux et le moins chèr comme moyen d'atteindre la croissance économique souhaitée.

Est-ce qu'il y a un focus dans les innovations bulgares actuellement?

Je ne vois aucun focus particulièr, soit vertical ou horizontal. La bonne nouvelle est que le nouveau écosystème pour l'innovation et l'esprit entrepreneur est vraiment bouillonnant les derniers dix-huit mois, grace à quelques ingrédients qui existent en Bulgarie – une industrie de progiciel mature, des hauts talents qualifiés, disposants d'une expérience de classe mondiale ... et nouvellement des sources des financements disponibles. En Septembre 2012, ont commencé leur travail les deux premiers accélérateurs de fonds dans le cadre du programme JEREMIE Sofia du Fonds Européen d'Investissement. Juste pour quelques mois, nous avions plus de 120 start-ups, établies dans les deux accélérateurs à différents stades de développement. La moitié des entreprises sont bulgares et les autres proviennent de pays tels que la Slovénie, la Croatie, la Serbie, la Grèce, l'Italie, l'Allemagne, la Roumanie et d'autres. Malheureusement, je n'ai pas vu de start-up africaine, mais les portes sont ouvertes pour ce genre d'idées qui seront financées ici si elles sont assez bonnes. En ce moment, Sofia est un lieu unique pour les start-ups. Selon le dernier rapport officiel du Fonds Européen d'Investissement, les meilleurs endroits en Europe pour l'ouverture d'une start-up sont Londres, Dublin et Sofia. Une fois que ces possibilités se présentent, les gens expérimentés au niveau CEO / CIO deviennent des mentors des start-ups qui sont nouvellement créées en les aidant avec de l'expérience pratique et des conseils d'affaires réels. Nous voyons aussi que certaines de ces sociétés de mentorat ont commencé à former des clubs de business angels pour soutenir les meilleures idées dans la prochaine étape de financement. Nous avons quelques exemples de certaines entreprises qui ont commencé des accélérateurs locaux à Sofia et maintenant, ils sont à Londres ou aux Etats-Unis et ils continuent à grandir. C'est vraiment passionnant!

Entretien réalisé par: Kremena Jekova et Kleber Biboum

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Il n'a pas dit quelles technologies, Kleber. Il a dit que l'Afrique doit sursauter les phases de developpement, comme a fait la Finlande. Cela peut se passer par des innovations. Il a dit aussi - "... pourraient les utiliser le mieux et le moins cher comme moyen d'atteindre la croissance economique souhaitee."

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