Bankrecht und Kapitalanlagerecht
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Ingo Potsch Premium Member Group moderatorThe company name is only visible to registered members.Meinung zu Griechenland aus Frankreich
NOUVEAUX CALCULS DE LA CONTRIBUTION DU SECTEUR PRIVE AU PLAN GREC
28/07/2011 - Mory Doré , RESPONSABLE DEPARTEMENT RISQUES FINANCIERS, CAISSE D'EPARGNE LDA , GROUPE BPCE
Contrairement à ce que nous écrivions dans le papier sur le sauvetage du plan grec , les banques auront finalement à enregistrer des pertes comptables, certes très en deça des pertes économiques réelles.
La perte comptable subie par les créanciers privés a été calculée en retenant un taux d'actualisation de 9%. Pourquoi pas si l'on considère qu'il s'agit d'un niveau de taux correspondant fondamentalement à la situation de l'émetteur grec sur les marchés ( sachant que les plans d'aide FMI-FESF-UE subventionnent les taux appliqués à la dette grecque autour de 3.5% et sachant également que les taux de marché sur le secondaire ressortent entre 15% et 20% sur la courbe des taux des emprunts d'état grecs)
Alors 9% pour estimer des pertes actuarielles autour de 21% , pourquoi pas. Le choix du niveau de taux n'est pas neutre puisque la perte aurait été naturellement plus importante avec un taux plus élevé et inversement plus faible avec un taux plus faible (mais ce dernier choix n'aurait pas été sérieux et crédible).
En fait schématiquement cette perte de 21 % est basée sur les éléments suivants : rallongement de papiers grecs échéancés en 2019 valant autour de 50% sur le marché aujourd'hui en nouveaux papiers échéancés sur 15 ans en moyenne (2026) dont la valeur actuelle vaut 29 % en 2011 et donc 100 % si tout va bien en 2026 avec un taux d'actualisation de 9%.
Au total,l 'implication du "privé" ne devrait pas affecter significativement les résultats nets comptables des banques mais plutôt se matérialiser par des pertes économiques étalées dans le temps
Cdt
Mory Doré
- 31 Jul 2011, 7:09 pm
