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François-Joseph DeminièreThe company name is only visible to registered members.La prosodie
La prosodie est la manière dont les mots sont vocalisés. Il existe une intonation monocorde sans aucun accent tonique (les lectures des textes sacrés particulièrement par exemple dans les réfectoires monacaux ou lors des messes basses).
Mais la conversation courante apporte le « ton ».
Le ton est extrêmement difficile à noter par écrit. Les règles nécessaires pour poser l’accent tonique sont extrêmement diverses et variées, par exemple sur l’avant dernière syllabe, sur la dernière, parfois avant, parfois après…
Le ton sert à insister sur LE mot central de la phrase, par exemple
« VA mettre tes chaussures » (une certaine notion d’urgence dans le va…) n’apporte pas a ma fille la même information que « va METTRE tes chaussures » (si elle continue a jouer avec), ni la même que « va mettre TES chaussures » (quand elle joue avec celle de son frère), ou encore « va mettre tes CHAUSSURES » (et pas tes rollers) !
La notion d’importance est ici notée par des majuscules, mais dans les discours scientifiques se sont les italiques, les gras ou les soulignés qui apportent quelques unes des précisions pour insister sur un mot particulier et ainsi donner a la phrase un sens particulier.
Les règles de la typographie furent inventées du temps ou chaque lettre était fondue avant l’impression dans un moule t ou il n’était pas question d’ajouter trop de fioritures.
Les chinois ont inventé le PIN-YIN pour transcrire en alphabet latin la notation des tons (do mi sol si) qu’ils posent sur presque chaque syllabe. Cette notation permet d’ajouter dans le mot un chiffre 1-2-3-4 qui précise la hauteur de la note à jouer durant la vocalisation d’un mot.
Les suédois et divers autres locuteurs ont inventé les signes diacritiques : par exemple l’accent circonflexe n’est pas juste un chapeau pour faire joli, mais indique que la voix monte, puis descend durant la vocalisation de la lettre, le point, le rond, la barre, le tréma, et l’accent sont d’autres signes indiquant le ton d’une lettre.
On notera en outre que les lettres sont actuellement classées en 2 classes et demi : les voyelles, les consonnes et les semi voyelles.
En réalité sur le plan purement phonatoire il existe les sons prolongeables ou non prolongeables : SSSSSS est prolongeable T n’est pas prolongeable,
Et les sons chantables et les sons non chantables :
A est chantable sur toute la gamme des notes, S n’est pas chantable (en fait extrêmement peu chantable et la note n’est pas sur le son mais une composante supplémentaire).
Seuls les sons « chantables » sont donc pertinents pour une information tonale. Les prolongeables permettent d’insister lourdement sur un mot et de le faire durer longtemps.
Dans une langue simple et logique il convient de porter une attention très soutenue à la prosodie, et de révoquer toute prosodie qui risquerait de ne pas pouvoir être notée.
On peut accepter le gras, et dans une certaine mesure l’italique, on peut accepter aussi la prolongation par répétions d’une lettre : « Aiiie ! ».
Les notation « . » « ! » et « ? » permettent de donner une information sur la forme générale de la phrase et sont donc des formes acceptables à maintenir.
Mais il parait difficile d’admettre les très jolies et assez explicites altérations graphiques qui sont représentées dans les bandes dessinées…
Pour cette raison, il n’existera AUNCUN accent tonique obligatoire. L’accent est posé par le locuteur à sa convenance personnelle pour les besoins de la beauté pure, mais ne véhicule aucune information particulière, sauf à être noté de manière simple et circonstancielle à l’idée précise de l’auteur. Dans la plupart des cas si le dictionnaire est garanti sans homonymie, on n’aura pas besoin de noter d’accent tonique puisque des choses comme « les poules du couvENt cOUvent » serait interdit par l’élimination d’un des deux sens.
Notons aussi que les mots introducteurs de question (qu’est-ce que, qui …) permettraient tout à fait de se passer de la ponctuation « ? ». « ? » et « ! » peuvent toutefois être conservées comme indice supplémentaire, car ces indices sont extrêmement légers et représentent tout de même réellement l’intonation portée par la voix.
Les autres ponctuations seront étudiées dans une autre partie.
Les règles qui seront donc proposées seront :
« Il n’existe pas d’accent tonique obligatoire, les prosodies exclamatives et interrogatives sont représentées par des « ! » et « ? ». Les ponctuations « . , : ; … » Influencent la prosodie à la manière commune du français. »
FJD.
- 04 Dec 2007, 9:53 pm
