Libres Ecrits

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  • François-Joseph Deminière
    François-Joseph Deminière
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    Les noms
    Parmi les mots utiles à la langue figurent les petits mots (qualifiants, précisant, liant…) mais les classes principales sont les noms, les adjectifs et les verbes.

    Les noms sont les premiers mots qui sont apparus sur la terre (d’après la bible) : « Annonçant qu'il n'était pas bon pour l'homme d'être seul, Dieu décida de lui faire une aide appropriée. Il forma de la terre toutes les bêtes et les oiseaux, qu'Il mena devant l'homme, qui les nomma. L'homme, Adam, nomma tous les animaux, mais n'en trouva aucun qui soit d'une aide appropriée. (Gen. 2:18–3 :21.) »

    L’acte de nommer est un acte très fort. Il procède de l’appropriation. En effet, le nom ne fait pas exister l’objet dans le réel, mais permet a l’homme de le faire exister dans son cerveau, de l’appeler, de l’utiliser… Evidement les dérives apparaissent rapidement : l’homme nomme Dieu et se l’approprie, l’homme nomme la femme et elle lui appartient… Nous n’arrivons plus réellement bien, a comprendre cette notion très forte de l’appartenance liée au nom. Mais en relisant les anciens grecs on voit que Ulysse cache son nom et lorsqu’il le révèle il lui arrive plein de catastrophes, les pharaons maudissent en effaçant le nom de leurs ennemis « Que ton nom ne soit plus »…
    J'ai été choqué il y a quelques jours d'entendre un commentaire aux actualités : Untelle APPARTIENT à la famille truc... Les hommes ne naissent-ils pas libres ? Comment peut on apparetenir a une famille autrement qu'en corse ? (on notera l'idée que la fille appartient, alors que le garçon EST de la famille... Archaïsmes d'un gout douteux.


    Le nom est le centre fort de toute langue.

    Le nom véhicule une étiquette rarement descriptive de l’objet qui lui est accolé (de ce fait le nombre de noms pour un objet est presque aussi élevé que le nombre de langues existant sur terre)

    Le nom est purement conventionnel contrairement aux graphies qui peuvent encore véhiculer une ressemblance de plus en plus lointaine. Par exemple la lettre A est une tête de vache stylisée qui a progressivement tourné de 180° pour nous arriver telle que nous la connaissons.

    Le nom est personnel ou commun : Il désigne une personne ou un objet.

    En français le nom personnel ne se conjugue ni ne s’accorde. Dans d’autres idiomes, ce n’est pas le cas. Par contre le nom commun s’accorde dans davantage de langues, pas toujours en genre ou en nombre mais aussi selon des accords nettement plus complexes comme « grand, long, pointu »… telle des déclinaisons latines. Par exemple dans plusieurs dialectes africains, le nom de l’objet (par exemple le panier) doit être accordé en taille (et le reste de la phrase aussi), dans plusieurs dialectes indiens l’accord est nécessaire pour des notions de taille, longueur, ou d’autres motifs. Le latin accorde le nom en temps, en fonction (COD, COI, attribut du sujet…etc…).

    L’accord est donc comme dans tous les autres cas que nous avons abordé jusqu’ici totalement surfétatoire. Il est donc totalement incongru de conserver ces deux fonctions dans une notion composite. Nous rejetterons donc tous les accords et toutes les sortes de déclinaison à l’extérieur du nom par un mot qui précisera si nécessaire le type, le genre, le nombre, … etc.

    Le mot (l’ensemble des mots nécessaires) qui permet de donner toutes les qualités voulues au nom est la classe des déterminants. Il n’est adjoint que si nécessaire. Ainsi clef sur contact bien que grammaticalement faux est syntaxiquement et logiquement compréhensible.
    La règle qui sera donc proposée sera la suivante :

    « Le nom est attaché a un objet ou a une personne, il sera phonétiquement sans homophonie, il ne se conjugue ni ne s’accorde suivant aucun mode. Le NOM EST INVARIABLE. Un ou plusieurs déterminants lui sont adjoints en préfixes lorsqu’une précision est nécessaire. »
    S’il est mis en évidence que cela est nécessaire, les déterminants de type COD-COI-CC… sont adjoints comme des suffixes.

    Cette règle ultra simplifiée permet évidement de ne plus avoir d’incohérences comme le français sait en proposer des foules, par exemple on ne peut pas conjuguer le nom propre (Deminière) et en français il est faux de noter « les Deminières ». C’est totalement absurde puisque la règle impose l’accord ! Mais une fois que tous les noms deviennent invariables, on peut oublier tous les accords et « Les deminière » montre une collection de Deminière, de manière totalement juste, tout comme « les cheval » devient juste.

    Comme le déterminant est rejeté a l’extérieur du nom (et de tout mot), il n’existe plus aucune difficulté de mémorisation des accords et des déclinaisons, « Garçon il y a UN mouche dans ma soupe ! Non monsieur, je suis désolé, c’est UNE mouche ! Oh, vous avoir bons yeux !).

    FJD
    This post was modified on 04 Dec 2007 at 07:43 pm.