ONE AFRICA: IMPROVING AFRICA's REAL POSITION WORLDWIDE
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Kleber BIBOUM BI NGWEM II Premium Member Group moderatorThe company name is only visible to registered members.Cher(e) Africare,12 Oct 2011, 09:52 amAFRICA, quel berceau pour l'Afrique?
J'ai voulu ce matin vous inviter comme toujours à échanger autour d'un sujet qui, il me semble n'a pas souvent été débattu ici. En effet, beaucoup d'ouvrages parlent d'une Afrique endormie, mal partie, dans le sommeil, qui broie du noir, etc. D'autres en revanche annoncent un réveil imminent, la marche vers l'émergence et semblent vouloir jeter le sort sur une réalité: "l'Afrique berceau de l'humanité".
Voici la problématique que je vous propose:
Afrique, berceau de l'Humanité... Pour combien de temps encore? Doit-elle en sortir? Doit elle y rester?
Votre avis compte à la suite
BIBOUM BI NGWEM II
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Dr. Arne Thies Premium MemberThe company name is only visible to registered members.« Nous ne pourrons pas vivre en paix tant que des peuples resteront dans une extrême pauvreté dans certaines régions du monde » (Willy Brandt)12 Oct 2011, 1:39 pmRe: AFRICA, quel berceau pour l'Afrique?
1. La Situation
Le capitalisme, qui est de plus en plus régi par les spéculations boursières et aboutit à des systèmes toujours plus monopolistiques et centralisés, est clairement en crise. Ce capitalisme remet non seulement en cause la valeur du travail et la dignité des gens, mais il provoque également des catastrophes environnementales et des tragédies humaines toujours plus dévastatrices. Quelques exemples:
- les catastrophes nucléaires de Tchernobyl et Fukushima
- l'explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique
- l'augmentation du nombre de suicides parmi les petits cultivateurs en Inde, lesquels ne savent plus comment sortir du cercle vicieux et du piège économique engendrés par l'utilisation de semences génétiquement modifiées
- l'abattage massif des forêts tropicales à la suite de l'attribution de concessions, ce qui entraîne à la fois la destruction de la biodiversité et l'assassinat des peuples indigènes
- la pêche industrielle subventionnée: 1% de tous les bateaux de pêche attrape deux tiers de tout le poisson pêché dans le monde entier; ce même 1% contribue également à la surpêche massive des mers et océans (y compris les littoraux) et à l'anéantissement des biotopes, causé par les filets qui retournent les fonds marins, avec pour conséquence que la pêche traditionnelle à petite échelle n'est plus viable dans le tiers-monde.
- l'accélération du changement climatique et la multiplication de tempêtes ravageuses sous l'effet de la pollution et du réchauffement de l'atmosphère, d'une part, et de l'essartage des forêts, forces régénératrices, d'autre part.
- des conditions générales néfastes ont un impact prépondérant sur cette évolution (par exemple quand les pays industrialisés se protègent à l'aide de barrières tarifaires contre les importations provenant du tiers-monde tout en inondant les pays pauvres de produits agricoles subventionnés - ces produits importés sont moins chers que si on les produisait dans le tiers-monde; mais également l'attribution de concessions à de grandes entreprises étrangères et des Etats étrangers, qui contribuent à la détérioration des conditions d'existence)
- Des alternatives manquantes mènent à une économie de subsistance qui n’autorise aucun réinvestissement dans les moyens de production.
- l'utilisation excessive des ressources naturelles, leur destruction et, par conséquent, la dégradation des conditions de vie des populations concernées, mènent à leur tour à la désintégration de la structure socioculturelle des pays du tiers-monde. L'émigration croissante des jeunes vers les grandes villes ou vers l'étranger en est l'une des conséquences, tout comme l'augmentation de la criminalité et du terrorisme.
- Le développement durable est pratiquement inexistant dans le tiers-monde. Les ébauches de projets manquent la plupart du temps de coordination et restent isolés, tandis que les projets venant d'ailleurs n'apportent que des demi-mesures, ne visent que le court terme et ne sont que rarement adaptés à la réalité socioculturelle et écologique locale.
2. Un autre monde
L'écrivaine et activiste politique Arundahti Roy ne perd pourtant pas l'espoir: „Un autre monde n'est pas seulement possible, il est en train de naître…". Des indices en ce sens commencent en effet à apparaître plus clairement. Prenons les exemples suivants:
- l'aversion récente pour l'utilisation de l'énergie nucléaire comme en Allemagne, Italie et aussi, de plus en plus, au Japon. Siemens a récemment annoncé qu’il renonçait définitivement au nucléaire.
- la multiplication d'associations de femmes du tiers-monde qui veulent prendre leur destin en main
- la société civile qui fait tomber des dictatures, comme en Afrique du Nord ou le retrait d´une énorme concession á un investisseur externe sous la pression de la population locale à Madagascar.
- l'ouverture de l'accès au financement (la Grameen Bank par exemple), l'introduction de la sécurité juridique au tiers-monde (par exemple GLIN), l'évolution vers une technologie adaptée et décentralisée (voir par exemple le livre « facteur quatre » de Weizsäcker) et vers des plants et des semences adaptés (écouter par exemple le Dr. Vandana Shiva)
- le nombre croissant de firmes et d'entreprises qui visent de moins en moins le profit par le biais de la spéculation et prennent progressivement conscience de leurs responsabilités sociales et environnementales (cf. les concepts de RSE et d'entreprise sociale)
- les organisations diverses de la société civile qui collaborent pour la réalisation d'un 'autre monde' (GCN, professeur Hans-Peter Dürr)…
3. BONAGERA e.V.
BONAGERA est une association à but non lucratif indépendante et assermentée qui vise à soutenir et propager des projets économiquement et écologiquement durables au tiers-monde dans le cadre d'une économie de marché écologique et sociale.
BONAGERA se positionne ainsi comme une 'troisième force indépendante' (société civile) qui se place à côté de l'économie -y compris les lobbys- et la politique ,et réunit les efforts synergiques globaux de multiples institutions et personnes. Cette coopération est encouragée par un rapport gagnant-gagnant et par une confiance grandissante. Au centre de toutes les activités de BONAGERA, on trouve les groupes-cibles – surtout des organisations de femmes – qui veulent décider eux-mêmes des projets et être eux-mêmes responsables de la mise en œuvre de ces projets.
Moyennant une coopération encourageante et complémentaire, pour paraphraser Arundahti Roy, un autre monde n'est pas seulement possible, il doit être en train de naître, au tiers-monde aussi bien qu’ailleurs…
4. L´objectif de BONAGERA
L´Objectif est de contribuer au développement d´un marché durable. Dans ce contexte le but est de construire un réseau de vulgarisatrices, composé essentiellement de femmes provenant de la même aire culturelle que le public-cible et ayant une complicité avec celui-ci, du fait de leur sort commun. De telles conseillères sont très bien acceptées et les groupes-cibles leur accordent une grande confiance.
Ces vulgarisatrices promeuvent des technologies adaptées et décentralisées, en coopération avec des producteurs et entreprises qui se sont engagés à respecter les principes de la RSE et ont été sélectionnés par BONAGERA sur base de critères éthiques. En échange, ces firmes participent à la formation des conseillères. Cela concerne, comme mentionné plus haut, les connaissances suivantes :
- le financement (microcrédits)
- la sécurité juridique (GLIN)
- des technologies adaptées et décentralisées
- des plants et semences adaptés
- la commercialisation (commerce équitable)
- la réappropriation de l'identité et de la culture propre.
De cette coopération complémentaire gagnant-gagnant, portée par une variété de firmes, institutions, sponsors et autres, naissent les centres de ressources BONAGERA. Ces centres peuvent être copiés librement comme modèles commerciaux et comme « franchises d'entreprise sociale » dans d'autres pays. Le réseau de vulgarisatrices reste le facteur décisif pour le soutien d´un développement de marché durable par l’accès aux actions complémentaires, la diffusion de technologies adaptées, le dialogue et l´échange d´expériences. Les activités principales de BONAGERA sont (1) la mise en place et la gestion de ce réseau, (2) le dialogue ciblé à tous les niveaux, (3) l'éventuelle mise à disposition de microcrédits et (4) les relations publiques.
Pour en finir:
Notre devise:
Un développement durable et global ne sera possible qu’en accordant la même importance au développement économique qu’à la protection des ressources naturelles (biodiversité) et de la dignité humaine, grâce à la préservation de la diversité culturelle." (Professeur Hans Peter Dürr, Munich - 2010).
Si vous avez le courage et les moyens de vous engager sur ce chemin avec moi, je vous y invite, mais il ne faudra pas faire semblant !!
Des belles paroles et des promesses: j´en ai plein les poches et ne m´intéressent plus.
Toutes mes amitiés
Arne
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Samuel Larnaud Group moderatorThe company name is only visible to registered members.Vous recherchez certainement beaucoup de personnes pour vous aider dans votre entreprise?12 Oct 2011, 6:29 pmRe^2: AFRICA, quel berceau pour l'Afrique?
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Dr. Arne Thies Premium MemberThe company name is only visible to registered members.pas encore, mais bientôt!12 Oct 2011, 9:56 pmRe^3: AFRICA, quel berceau pour l'Afrique?
Mais je pourrai m´imaginer que votre métier serai fort utile et apprécié, surtout au Sénégal
Arne
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